Ce communiqué, publié le 18 octobre 2021, réagissait à la décision de la DINUM de déclarer Microsoft 365 non conforme à la doctrine « Cloud au centre » de l’État français.
À la suite des annonces du président de la République sur le « retard » pris par le cloud souverain, 8 acteurs clés de la filière, représentant plus de 3 millions d’utilisateurs, annoncent disposer dès aujourd’hui d’une alternative solide et opérationnelle face à la suite Microsoft 365, récemment déclarée « non conforme » par le Directeur Interministériel du numérique.
Atolia, Jalios, Jamespot, Netframe, Talkspirit, Twake, Whaller et WIMI annoncent être en mesure de proposer dès aujourd’hui une alternative crédible à la suite logicielle proposée par Microsoft 365 (anciennement Office 365).

Des entreprises françaises à la pointe
Ces entreprises françaises du numérique, qui travaillent déjà tous pour des acteurs publics (administrations, collectivités), commercialisent ainsi des alternatives à l’ensemble des services fournis par Microsoft : messagerie, traitement de texte, chat, visioconférence, stockage de documents…
« La doctrine “Cloud au centre” peut être mise en œuvre très rapidement, avec un moyen très simple : acheter des solutions françaises, plutôt qu’américaines. Ces solutions existent, et sont opérationnelles dès aujourd’hui. Cela fait bientôt un an que l’on entend des discours sur l’importance de créer un cloud souverain. Il faut désormais passer aux actes. »
Alain Garnier, Président de Jamespot et porte-parole du collectif

Les suites logicielles fournies par les champions français de la « digital workplace » présentent selon ces acteurs trois atouts déterminants :
- D’abord, la souveraineté des données est totale. Ces solutions respectent le RGPD, s’affranchissent de toute loi extraterritoriale, à commencer par le Cloud Act, et sont hébergées exclusivement par des acteurs européens, loin des clouds américains ou chinois. Elles sont par ailleurs toutes éligibles à une intégration dans des infrastructures certifiées SecNumCloud, répondant ainsi aux exigences de sécurité les plus strictes de l’État.
- Ensuite, ce sont des entreprises 100 % françaises, dont les dirigeants et les équipes sont implantés localement. Elles collaborent au quotidien avec leurs clients et les acteurs publics dans une logique de partenariat de long terme, développent de l’emploi majoritairement sur le territoire franco-européen, et génèrent des flux économiques qui profitent directement à la France.
- Enfin, plusieurs de ces éditeurs ont fait, pour les plus anciens, le choix d’un modèle capitalistique indépendant, sans dépendance à des fonds extra-européens. Cette indépendance en fait des partenaires de confiance pour l’État sur la durée, à l’heure où la souveraineté numérique devient un enjeu stratégique de premier plan.
Les pouvoirs publics ont donc l’occasion de mesurer et développer la force de ces acteurs qui embarquent au quotidien plus de 3 millions d’utilisateurs sur leurs plateformes.
Un marché porteur, estimé à 2 milliards
En sa qualité d’État Stratège et avec l’aide de la DGE, de la BPI (Plan d’Investissement d’Avenir, JEI, Crédit d’Impôt Recherche…), l’État a participé au développement technologique de la plupart de ces huit solutions de Digital Workplace. Avec cette décision de la DINUM, il existe là un momentum unique où l’État Acheteur pourrait emboîter le pas de l’État Investisseur.
Le marché de la Digital Workplace est estimé en France à 2 Milliards d’ici à 2023 selon une étude du cabinet Markess. (source : ITRNews)
Les agents de l’État peuvent donc dès à présent choisir ces acteurs dynamiques pour réussir leur transformation digitale dans des courts délais, conformément au défi imposé par la doctrine du Cloud au centre.
Les dirigeants de ces huit champions français de la Digital Workplace ont pleinement conscience de l’enjeu et sont ainsi prêts à développer de nouvelles coopérations technologiques et stratégiques visant à accélérer l’adoption de leurs technologies. C’est enfin un atout de pouvoir compter sur des acteurs de proximité.
Cette annonce fait suite à une série d’initiatives similaires portées par les acteurs français du numérique : PlayFrance, Digital et IT50plus qui demandent de garantir 50% des achats publics à des entreprises françaises ou européennes, Solainn qui propose une marketplace des solutions numériques de France et EFEL Power qui s’engage pour la réussite internationale des éditeurs de logiciels français.
Engagez vos équipes dans un espace collaboratif souverain, hébergé en France et libre de toute dépendance aux lois extraterritoriales.
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