Les tendances cybersécurité 2026 dessinent un paysage numérique marqué par une instabilité structurelle. Même si le nombre d’entreprises touchées par au moins une cyberattaque réussie se stabilise autour de 40 % (Source : CESIN), les impacts financiers et opérationnels continuent de croître.
La cybersécurité ne se limite plus aux aspects techniques : elle devient un enjeu stratégique de souveraineté et de résilience pour les entreprises et collectivités françaises.
1. Une menace indexée sur la géopolitique
La cybermenace est désormais le miroir des tensions internationales.
Selon le Baromètre CESIN 2026, plus d’une entreprise sur deux estime que la menace d’origine étatique est en augmentation et le cyber espionnage est un risque élevé pour 40 % des organisations. L’objectif dépasse le gain financier pour viser le vol de propriété intellectuelle et la déstabilisation stratégique.
L’exemple récent de La Poste avec l’attaque par déni de service (DDoS) et des tentatives d’intrusion ciblées sur les infrastructures critiques lors de tensions diplomatiques confirme ce changement d’échelle.
2. Souveraineté : De l’idéologie à la gestion du risque
La souveraineté n’est plus une posture de principe, mais un outil de maîtrise des dépendances. Que se passera-t-il si un gouvernement étranger demande de couper les accès à un service comme arme de pression politique ou commerciale ?
Le baromètre indique que la souveraineté ne se résume pas à la nationalité de l’outil, mais à la capacité de maîtriser ses données et ses services.
Les principaux freins au cloud souverain ne sont pas les fonctionnalités mais sont juridiques et contractuels. 52 % des entreprises pointent des clauses difficilement négociables et l’exposition aux lois extraterritoriales (type Cloud Act).

3. L’IA : Industrialisation de l’attaque et « Shadow IA »
L’IA est le champ de bataille principal en 2026, tant pour l’attaquant que pour le défenseur.
D’après l’ENISA Threat Landscape 2025, 75 % des RSSI estiment que le « Shadow IA » (usage d’IA non approuvées) représente un risque majeur pour l’entreprise. Le défi n’est pas l’interdiction, mais de définir une gouvernance de l’utilisation de solutions qui garantissent la protection des données des entreprises via une charte IA.
Un autre effet de l’industrialisation de l’IA, c’est son utilisation pour la création de deepfakes et de phishing hyper-personnalisé qui s’est industrialisée, rendant les méthodes de détection traditionnelles obsolètes et renforçant le risque pour les utilisateurs et les organisations. La sensibilisation des utilisateurs en est le meilleur rempart.

4. Identité et Risque tiers : Les nouveaux périmètres
Le réseau interne n’est plus un sanctuaire ; l’identité est le nouveau rempart.
D’après le Baromètre CESIN 2026 et un rapport de Trend Micro, plus de 30 % des incidents cybers majeurs proviennent désormais d’un tiers (fournisseur, prestataire). Les dernières fuites de données chez France Travail en est, malheureusement, un bon exemple.
On compte en moyenne 144 identités machines (clés d’API, bots) pour une seule identité humaine. Ces accès sont les points d’entrée privilégiés des attaquants et a compromission d’un prestataire donne un accès direct au cœur du système d’information. L’adoption du modèle Zero Trust (vérification systématique de chaque accès) recommandée par l’ANSSI devient la norme de référence.
5. Le RSSI : l’architecte de la stratégie proactive et budgétaire
Le rôle du RSSI a muté : il n’est plus le « pompier » du SI, mais l’architecte de la continuité métier.
Pour aborder 2026, le budget cyber ne peut plus être une simple variable d’ajustement. Une stratégie proactive exige des investissements dédiés à l’anticipation (veille menace, red teaming, détection avancée) et non plus seulement à la réaction post-incident. Si 57 % des entreprises prévoient d’augmenter leur budget cyber en 2026, 81 % des attaques réussies ont toujours un impact direct sur le business (perte d’exploitation).
Le Sénat (avis sur le budget 2026) confirme une hausse de 6 % des crédits pour la résilience cyber nationale, soulignant que la souveraineté décisionnelle passe par une capacité d’action proactive dans les « champs hybrides » (prévention et détection).
Sans un budget à la hauteur des enjeux géopolitiques actuels, le RSSI reste confiné à une posture de défense passive. La proactivité permet de réduire le coût final le RSSI doit disposer d’un droit de veto ou d’avis contraignant sur les investissements numériques pour évaluer le « Score de Dépendance » et la conformité contractuelle des solutions avant toute signature.

Les tendances de la cybersécurité en 2026
Pour aborder 2026 avec sérénité, la stratégie de cybersécurité doit s’appuyer sur des bases vérifiables. Le choix de solutions souveraines n’est efficace que s’il est couplé à des garanties objectives. Les certifications comme ISO 27001 (gouvernance de la sécurité) et les labels de confiance tels que le Label France Cybersécurité ou les visas de sécurité de l’ANSSI constituent désormais les piliers indispensables de cette résilience. En privilégiant ces standards et en dotant le RSSI des moyens financiers nécessaires à une action proactive, les organisations transforment la sécurité en un avantage concurrentiel, garantissant leur liberté d’innover en toute autonomie.
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